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Interview Sofia Baureder, plus on est de fous, plus on lit !

En coulisse, le jury du Prix littéraire SPG est déjà depuis longtemps à l’œuvre en vue du futur sacrement en mai prochain. Sofia Baureder a nouvellement rejoint l’équipe pour contribuer à ses côtés à « la découverte de nouvelles voix émergentes au sein de la littérature romande ».
Référente culturelle au sein de la commission Ecole&Culture, coresponsable du ciné-club au DIP Calvin où elle enseigne le français et l’allemand, Sofia Baureder est donc désormais également jurée littéraire pour la 7e édition du prix SPG. Petit entretien à livre ouvert.

Immorama : Qu’est-ce qui a motivé votre participation au Prix littéraire SPG ?
Sofia Baureder : Participer à la découverte de nouvelles voix émergentes au sein de la littérature romande me paraissait une aventure fascinante. J’ai été membre du jury du Prix des auditeurs de la RSR il y a quelques années, et la rencontre avec Patrick Ferla et son équipe m’avait enthousiasmée. La possibilité que m’offrait Thierry Barbier-Mueller de renouveler l’expérience m’a immédiatement convaincue.

Avez-vous comme leitmotiv d’« aider à l’éclosion des talents » comme le souhaitait Edmond de Goncourt en créant le prix éponyme en 1892 ?
Tout à fait ! Sachant combien le monde de l’édition peut être cruel pour de jeunes auteurs en devenir, tout soutien à la création de qualité me paraît essentiel.

Cela doit être difficile de se prononcer et de départager des écritures toutes singulières. Quels sont les critères/les qualités qui sont déterminants dans votre sélection et votre choix final ?
Les premières impressions de lecture sont souvent les bonnes : il faut entendre une voix, repérer un style, se laisser porter par un fil narratif ou un regard original. Tout ceci se discute ensuite au sein des membres du jury, une discussion qui permet d’affiner les ressentis et de les transformer en critères de qualité.

Faites-nous part de vos plus belles découvertes littéraires distinguées par un prix SPG au cours de ces six dernières éditions.
Elisa Shua Dusapin et son Hiver à Sokcho m’ont beaucoup interpellée. Pour avoir vécu en Corée du Sud quelques années, je retrouve ce décalage des cultures sous une plume atmosphérique tout à fait singulière.

Un commentaire sur la lauréate 2018 Claire May et son roman Oostduinkerke ?
Claire May est une jeune auteure pétillante qui oscille entre deux cultures européennes, helvétique et belge, apparemment proches, qui créent pourtant quelques frottements intéressants. Son écriture est réfléchie et sensible à la fois.

Que ressentez-vous lors de la découverte d’un nouveau livre ? Vous ouvrez l’ouvrage, tournez la page de garde et…
…je me réjouis de me laisser happer.

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Portrait de Sofia Baureder, nouvelle jurée du Prix littéraire SPG
Rubriques
Littérature