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Une nouvelle serre pour le Jardin botanique de Lausanne

Le Jardin botanique de Lausanne tient enfin sa nouvelle serre. Après trente ans d'attente et cinq ans de procédure, un sobre rectangle de verre et d'acier conçu par l'architecte Alphonse Laverrière se dresse sur le site classé.

Le projet s’est heurté à plusieurs obstacles: il a d’abord fait les frais des années d’austérité budgétaire puis a été contesté par Patrimoine suisse, qui estimait que la serre portait une « atteinte grave » à l’esthétique et à la qualité patrimoniale du jardin.

Fin 2017, le Tribunal cantonal a confirmé l’octroi du permis de construire. Mais il a exigé la réalisation d’une étude sur l’ensemble du site pour toutes les constructions ultérieures.

Longue attente

« L’attente a été longue, mais on peut être fier du résultat », s’est réjoui lundi la conseillère d’Etat Cesla Amarelle, lors de l’inauguration officielle. « C’est un très bel objet, aérien, élégant et cohérent sur ce site », a renchéri son collègue Pascal Broulis.

La structure mesure 33 mètres de long, sur 5,6 mètres de large et s’élève à 6,4 mètres. Elle est un peu plus grande que la serre précédente, qui a été démolie, et qui était une « passoire énergétique ». « Avant, les plantes étaient coincées. Ici, elles ont plus de place », a expliqué Stéphan Cottet, responsable du jardin.

Plantes médicinales et carnivores

La première partie abrite quelque 340 espèces de plantes tropicales médicinales. La seconde réunit les plantes carnivores, dont le Jardin botanique possède la plus grande collection de Suisse. « Plus de 70 espèces y sont présentées », a expliqué François Felber, directeur des Musée et Jardins botaniques cantonaux.

Ce nouvel outil permettra de sensibiliser les visiteurs aux enjeux climatiques et de favoriser la transmission de connaissances scientifiques. La serre abrite des spécimens peu courants: un arbre (Pimenta racemosa) de quatre mètres de haut s’élève près de l’entrée. »C’est une plante condimentaire de Madagascar, une espèce très rare », explique le jardinier Bertrand Piller.

Les visiteurs pourront aussi découvrir un cacaoyer, un poivrier, un giroflier, du thé vert ou encore un muscadier. La nouvelle installation a été financée grâce à un crédit cantonal de 900’000 francs, plus un don de 30’000 francs des Amis du jardin botanique.(ats)

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